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Promouvoir l’entreprenariat : Le groupe Saham crée le Club Sherpa
C’est pour accompagner des « talents » d’entrepreneurs qui ont des idées nouvelles, novatrices, rentables et créatrices d’emplois, que le groupe Saham a créé le club Sherpa. De ce club est né le fonds d’investissements Dayam, un soutien financier aux projets sélectionnés.L’annonce officielle de la création du club Sherpa a été faite mercredi 27 juin au siège de la CNIA. Moulay Hafid El Alamy, président du groupe Saham et fondateur du club, accompagné de ses proches collaborateurs, Ghita Lahlou El Yacoubi et Ahmed Chami, a expliqué que la raison d’être de Shepra est de promouvoir la création d’entreprises fiables et pérennes, créatrices d’emplois, mais aussi innovantes et à fort potentiel compétitif sur les marchés cibles nationaux ou internationaux. « Ce dernier critère d’éligibilité est important », précise Moulay hafid El Alamy.
Le Sherpa club est ouvert à tous les entrepreneurs, jeunes et moins jeunes. L’âge n’est pas un obstacle. L’innovation ne doit pas obligatoirement être brevetée, il suffit de bonnes idées portées par de vrais entrepreneurs. Ce qui est plus pris en considération, ce sont les qualités de l’entrepreneur même : passionné, créatif et rigoureux, déterminé et responsable, sachant prendre des risques. « Mais des risques calculés », nuance My Hafid El Alamy.
Après la découverte des « talents » ou des « fibres » d’entrepreneurs, vient l’étape cruciale pour ceux qui débordent d’idées géniales mais qui ne possèdent pas les moyens de les concrétiser. A cet effet le fonds d’investissements « Dayam » a été spécialement créé par le groupe Saham. Le fonds est doté de 50 millions de DH. Il est à 50% capital essaimage (entreprises donatrices) et 50% amorçage (grand public). L’accompagnement technique, dit à la carte, peut prendre quelques mois. Le ticket d’entrée au club est gratuit. L’étude du dossier l’est aussi. Le financement, ou la prise de participation au capital, varie de 10 à 40%. « Le club ne sera jamais majoritaire. Le plafond de financement se situe entre 1 et 2 millions de DH, à peu près comme cela se passe en France avec Scientipôle Initiative et Scientipôle Capital », affirme Ghita Lahlou.
Concrètement, les projets qui seront retenus pour leur caractère innovant, leur capacité à créer des emplois, leur dimension internationale (tant dans leur compétitivité sur le marché que dans leur vocation à s’internationaliser), pourront en effet profiter de l’expertise des membres du club sur les plans technique, entreprenarial et financier.
Une fois présélectionnés par le comité d’accueil, les projets finalisés seront présentés par les créateurs eux-mêmes devant un comité de sélection, comprenant des experts et des dirigeants de grandes structures dont ceux du groupe Saham, qui statue sur la nature de l’accompagnement et du financement nécessaires à leur accorder.
Dans un second temps, les créateurs d’entreprise pourront jouir du réseau de leurs aînés, notamment pour le montage des statuts, les négociations, les crédits à taux préférentiels, la formation, le coaching, la communication, le marketing...
Une fois le projet accepté au sein de Sherpa, le porteur de projet pourra bénéficier d’une implication financière du club, via le fonds d’investissement Dayam, créé spécialement par le groupe Saham à cet effet.
Au fur et à mesure que l’entreprise se développe, le club peut se désengager du capital. Mais l’accompagnement continuera, tant que l’entrepreneur en exprimera le besoin.
Le fonds Dayam (permanent en arabe), lui, n’est pas spécialisé. Des entreprises d’artisanat sont les bienvenues, pourvu que leur produit présente une nouveauté dans le marché où il devra être commercialisé.
Le reporter
28/02/2008

