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Saham crée un fonds d’investissement
Il sera doté de 50 millions de DHUn club pour promouvoir la création d’entreprises
Condition d’éligibilité: projets bancables
SAHAM Group, présidé par Moulay Hafid Elalamy, le patron des patrons, va créer, dès la rentrée, le deuxième fonds d’amorçage et d’essaimage du Maroc après le Fonds Sindibad. Le Fonds Dayam, c’est son nom, sera doté de 50 millions de DH, entièrement financés par le groupe. A la différence de Sindibad, il sera généraliste et ouvert à tous les secteurs d’activité. Le nom de l’administrateur du Fonds Dayam n’avait pas encore été annoncé au moment où nous mettions sous presse.
Le business model du fonds est établi sur la base d’une durée de vie de 5 ans dans un premier temps et vise «à aider à l’éclosion de talents d’entrepreneurs», souligne Elalamy.
Pour donner corps à leur concept, les pilotes du projet (des cadres de la CNIA Assurance) ciblent d’abord le personnel du groupe «ayant ou manifestant un vrai potentiel d’entrepreneur», indique le staff.
Sherpa Club
A noter que la notion d’essaimage renvoie au soutien apporté par une entreprise à ses salariés pour la création ou la reprise d’une entreprise. Ce soutien peut notamment prendre la forme d’informations, d’un accompagnement méthodologique et technique, de formations, d’appui logistique, d’un soutien financier au porteur de projet ou à l’entreprise nouvellement créée... La pratique d’essaimage, que Elalamy appelle à distinguer des licenciements déguisés, constitue un puissant levier de la création d’entreprises, d’emplois et de richesses.
Il sera rendu possible grâce au capital-amorçage, «une étape spécifique du financement de l’entreprise à ne pas confondre avec le capital-risque, compte tenu de l’investissement en temps et en expertise nécessairement très important par rapport au montant financier somme toute réduit que représente chaque projet», a tenu à souligner Ahmed Chami, DG de Saham Group.
Mieux encore, pour donner plus d’impulsion à ce fonds, Saham Group va lancer parallèlement un club afin de promouvoir la création d’entreprises au Maroc. Son nom, Sherpa Club, son credo «porter au sommet l’audace d’entreprendre». Une sorte de mentorat, ouvert à tous les porteurs de projets bancables sans limite d’âge. Car la vocation de Sherpa Club, a insisté Ghita Lahlou, DG de la CNIA, lors de la présentation du projet, hier mercredi au siège de la compagnie, «c’est de détecter, encourager, guider, parrainer, soutenir les porteurs de projets».
Via un site Web (encore en construction), les «entrepreneurs en herbe» posteront au club leur projet. Pour profiter de l’expertise des membres du club et autres partenaires, notamment le groupe français Scientipôle Initiative et Scientipôle Capital (expert dans le coaching, l’accompagnement, et financement de projets porteurs), les projets éligibles doivent répondre à des critères d’innovation, de capacité à créer des emplois, et avoir si possible une dimension internationale.
Le porteur est mis en relation avec des experts afin d’auditer le projet, de définir ses besoins et de l’accompagner dans la mise en œuvre de son entreprise. Ce qui mène à une sorte de grand oral, devant un comité d’experts pour décider de la nature de l’accompagnement et du montant du financement.
Bachir THIAM
l'économiste
28/02/2008

